Le Consortium Légal International à Campaign for Tobacco-Free Kids (CLI), l'Alliance pour le Contrôle du Tabac en Afrique (ACTA) et le South African National Council Against Smoking (NCAS) ont organisé un séminaire à l’endroit des juristes africains sur la mise en œuvre de la Convention-Cadre de l’OMS pour la lutte antitabac (CCLAT) à Johannesburg en Afrique du Sud du 13 au 18 mai 2012. Seize spécialistes africains anglophones du droit et un Point Focal du contrôle du tabac représentant les institutions étatiques et la société civile de dix pays ont participé à ce séminaire. Les pays représentés à cette rencontre sont: le Botswana, la Gambie, le Ghana, le Kenya, le Lesotho, le Malawi, l’Afrique du Sud, le Swaziland, l'Ouganda et la Zambie.
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Un séminaire sur la mise en œuvre de la Convention-Cadre de l’OMS pour la lutte antitabac a regroupé des juristes africains à Johannesburg en Afrique du Sud du 13 au 18 mai 2012
Le Consortium Légal International à Campaign for Tobacco-Free Kids (CLI), l'Alliance pour le Contrôle du Tabac en Afrique (ACTA) et le South African National Council Against Smoking (NCAS) ont organisé un séminaire à l’endroit des juristes africains sur la mise en œuvre de la Convention-Cadre de l’OMS pour la lutte antitabac (CCLAT) à Johannesburg en Afrique du Sud du 13 au 18 mai 2012. Seize spécialistes africains anglophones du droit et un Point Focal du contrôle du tabac représentant les institutions étatiques et la société civile de dix pays ont participé à ce séminaire. Les pays représentés à cette rencontre sont: le Botswana, la Gambie, le Ghana, le Kenya, le Lesotho, le Malawi, l’Afrique du Sud, le Swaziland, l'Ouganda et la Zambie.
L’objectif principal du séminaire est de créer un réseau de juristes et de renforcer les capacités de ce groupe de base sur le contrôle du tabac afin de leur permettre par la suite de fournir un soutien juridique pour un contrôle efficace du tabac à l'échelle nationale et régionale en Afrique ainsi qu’au niveau international. Le séminaire a porté sur la mise en œuvre des mesures juridiques nationales conformes à la Convention-Cadre de l’OMS pour la lutte antitabac (CCLAT), avec un accent sur les domaines nécessitant des politiques spécifiques tels que:
La protection des politiques de lutte antitabac contre l'influence et l'ingérence de l'industrie du tabac;
La création d’espaces 100% non fumeurs dans les lieux publics fermés et les lieux de travail;
L'interdiction totale de la publicité, de la promotion et du parrainage des produits du tabac;
La mise en œuvre des mesures d’emballages et d'étiquetage conformes aux exigences de la CCLAT.
Bien que plusieurs participants issus d’institutions étatiques soient actuellement en train de rédiger ou de réviser des législations antitabac au niveau national, la plupart ont indiqué qu'avant ce séminaire, ils avaient acquis leurs compétences en matière de contrôle du tabac à travers des recherches personnelles. Comme l'ont révélé les évaluations formelles et informelles du séminaire, leur compréhension des préjudices causés par l'usage du tabac et l'exposition à la fumée de tabac, des exigences de la CCLAT et de ses directives, des stratégies de l'industrie du tabac et des éléments clés d’une législation conforme à la CCLAT a sensiblement augmenté à la fin de ce séminaire. Tous les participants se sont aussi inscrits sur le forum de discussion des juristes créé par le Consortium Légal International au www.tobaccocontrollaws.org et ont pris l’engagement de rester connecté avec les autres juristes et le Consortium Légal International.
Journée Mondiale sans tabac 2012 au Togo: une conférence-débats a marqué l’évènement à Lomé
La journée mondiale sans tabac 2012 a été marquée ce Jeudi 31 mai 2012 au Togo par une conférence-débats sur le thème de la journée qui est «l’Interférence de l’industrie du tabac». Organisé par L’Alliance pour le Contrôle du Tabac en Afrique (ACTA), l’Alliance Nationale des Consommateurs et de l’Environnement (ANCE-Togo) et le Réseau des Journalistes pour la lutte Antitabac au Togo (REJAT-Togo), cette conférence-débats visait à sensibiliser les autorités et la population sur les stratégies de l'industrie du tabac visant à s'ingérer dans l'adoption et la mise en œuvre des politiques de lutte antitabac dans le pays.
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Journée Mondiale sans tabac 2012 au Togo: une conférence-débats a marqué l’évènement à Lomé
La journée mondiale sans tabac 2012 a été marquée ce Jeudi 31 mai 2012 au Togo par une conférence-débats sur le thème de la journée qui est «l’Interférence de l’industrie du tabac». Organisé par L’Alliance pour le Contrôle du Tabac en Afrique (ACTA), l’Alliance Nationale des Consommateurs et de l’Environnement (ANCE-Togo) et le Réseau des Journalistes pour la lutte Antitabac au Togo (REJAT-Togo), cette conférence-débats visait à sensibiliser les autorités et la population sur les stratégies de l'industrie du tabac visant à s'ingérer dans l'adoption et la mise en œuvre des politiques de lutte antitabac dans le pays.
La cérémonie d'ouverture de cette conférence-débats, à laquelle ont participé des représentants de divers ministères, des organisations internationales, des ONG et les médias, a été présidée par le Ministre togolais de la Santé, le Professeur Charles Kondi Agba. Dans son discours, le Professeur AGBA a rappelé les ravages causés par l'usage du tabac au Togo et dans le monde. «Le tabac tue une personne toutes les six secondes et près de six millions de personnes chaque année dans le monde", a-t-il déclaré. Selon lui, cette situation a conduit le gouvernement togolais à ratifier la Convention-Cadre de l’OMS pour la lutte antitabac (CCLAT) en Novembre 2005 et à adopter une loi nationale sur la production, la commercialisation et la consommation de tabac et de ses produits dérivés en Décembre 2010. "Malheureusement, ces instruments juridiques et les grandes actions de lutte antitabac sont constamment sapés par l'industrie», a déclaré le Ministre de la Santé. "Mais le gouvernement continuera à travailler avec la Représentation de l'Organisation Mondiale de la Santé au Togo et les Organisations de la Société Civile afin d'assurer une mise en œuvre complète de la CCLAT et de la loi portant règlementation de la production, de la commercialisation et de la consommation du tabac et de ses produits dérivés au Togo", a ajouté M. Agba. Avant le discours du ministre de la Santé, le Représentant de l'OMS au Togo, Dr Pierre Mpélé, a dans son intervention rappelé qu’il y a un conflit fondamental et irréconciliable entre les intérêts de l'industrie du tabac et les intérêts des politiques de la santé publique." "C'est pourquoi j'apprécie la volonté des plus hautes autorités du Togo dans la mise en œuvre de la CCLAT», a-t-il ajouté. Dr Pierre Mpélé a affirmé que la représentation de l'Organisation Mondiale de la Santé au Togo continuera à appuyer le gouvernement dans tous les efforts pour protéger la population contre toutes les tactiques agressives de l'industrie du tabac. Dans son mot de bienvenue, le Secrétaire exécutif de l'Alliance pour le Contrôle du Tabac en Afrique (ACTA), M. Ebeh Kodjo Fabrice a remercié le gouvernement, les organisations de la société civile et les médias pour tous les efforts en faveur du contrôle du tabac au Togo. Selon lui, «le tabac tue et l'industrie du tabac devraient immédiatement cesser toutes sortes de machinations visant à miner les politiques de santé publique".
Cette cérémonie d'ouverture a été suivie de deux présentations faites par le Secrétaire exécutif de l'ACTA. La première présentation a porté sur la Convention-Cadre de l'OMS pour la lutte Antitabac (CCLAT). Selon M. Ebeh, « la CCLAT est le premier traité de santé publique qui a été négocié sous les auspices de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) ». Aujourd'hui, cette convention comporte 175 parties et seuls quatre pays africains ne l'ont pas encore ratifié. Après avoir rappelé les objectifs de la CCLAT, M. Ebeh noté qu’elle « comporte un ensemble de mesures visant à réduire l'offre et la demande de tabac dans le monde entier ». Ceci inclut des mesures sur la taxation du tabac, l'interdiction totale de la publicité, ainsi que du parrainage et de la promotion, les avertissements sanitaires, les lieux publics 100% sans tabac etc. Le Togo a ratifié la CCLAT le 15 Novembre 2005 et a adopté la loi portant règlementation de la production, de la commercialisation et de la consommation du tabac et de ses produits dérivés le 29 Décembre, 2010. Selon M. Ebeh, «cette volonté politique des autorités togolaises devrait se poursuivre avec une application stricte de cette loi » parce que selon lui, «contre le danger de la consommation de tabac, nous savons ce qui fonctionne et nous avons les outils nécessaires pour la lutte. »
La deuxième présentation a porté sur le thème de la Journée Mondiale Sans Tabac 2012: "l’Interférence de l'industrie du tabac". Dans cette présentation, M. Ebeh a exposé en détail les tactiques et les stratégies utilisées par l'industrie du tabac pour saper la mise en œuvre des politiques de lutte antitabac au Togo. Ces stratégies incluent l'infiltration de l'Assemblée Nationale et d'autres services étatiques pour soumettre sa propre version des textes législatifs, l'intimidation des autorités, la signature d'accords de coopération avec les douanes et d’autres services publics, la corruption des fonctionnaires de l’Etat, etc. Selon M. Ebeh, l'Article 28 de la loi portant règlementation de la production, de la commercialisation et de la consommation du tabac et de ses produits dérivés vise à lutter contre ces pratiques peu orthodoxes. Cet article stipule que « Tout fonctionnaire ou représentant de l’Etat qui viole les dispositions de la présente loi en se rendant complice d’un fabricant, d’un importateur ou d’un distributeur du tabac et de ses produits dérivés, en participant, autorisant ou acceptant le commerce illicite de ces produits est puni d’un emprisonnement de trois (03) mois à deux (02) ans et d’une amende d’un million (1 000 000) à dix millions (10 000 000) FCFA ou l’une de ces peines seulement ». C’est pourquoi, le Secrétaire Exécutif de l’ACTA a lancé un appel pressant au gouvernement et aux agents de l’Etat afin qu’ils s'opposent à l'influence et à l'interférence de l'industrie du tabac dans la mise en œuvre de la politique nationale de lutte contre le tabagisme. La célébration de la Journée Mondiale Sans Tabac 2012 au Togo s’est poursuivie avec l’animation de nombreuses émissions sur les médias du Togo.
EN VISITE DE PLAIDOYER AU SIEGE DE LA COMMISSION DE L’UEMOA A OUAGADOUGOU, LA DELEGATION DE L’ACTA A RENCONTRE LA PRESSE BURKINABE
En marge de sa mission au siège de la Commission de l’Union Economique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA), la délégation de l’Alliance pour le Contrôle du Tabac en Afrique (ACTA), organisation Pan-africaine pour le contrôle du tabac en Afrique a rencontré le 07 Juillet 2011 la presse ainsi que certaines autorités notamment le Secrétaire général du Ministère Burkinabè de la Santé et le Point Focal de la CCLAT au bureau pays de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS).
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EN VISITE DE PLAIDOYER AU SIEGE DE LA COMMISSION DE L’UEMOA A OUAGADOUGOU, LA DELEGATION DE L’ACTA A RENCONTRE LA PRESSE BURKINABE
En marge de sa mission au siège de la Commission de l’Union Economique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA), la délégation de l’Alliance pour le Contrôle du Tabac en Afrique (ACTA), organisation Pan-africaine pour le contrôle du tabac en Afrique a rencontré le 07 Juillet 2011 la presse ainsi que certaines autorités notamment le Secrétaire général du Ministère Burkinabè de la Santé et le Point Focal de la CCLAT au bureau pays de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS).
La rencontre avec la presse s’est déroulée dans la salle de conférence du Pacific Hôtel à Ouagadougou. Elle a vu la participation de plus de 20 journalistes qui ont été entretenus sur des questions liées au contrôle du tabac par le Secrétaire Exécutif de l’ACTA, M. Ebeh Kodjo Fabrice, le Président d’honneur d’ACONTA, Dr Sidi Mohamed et le Représentant de l’UACT, M. Koanda Jean Etienne. Après avoir remercié les médias pour le rôle dynamique et solidaire qu’ils ont joué dans l’adoption de la loi anti tabac du Burkina Faso en novembre 2010, le Secrétaire Exécutif de l’ACTA a présenté un aperçu sur les dangers du tabagisme en Afrique puis a insisté sur l’un des objectifs phares du plaidoyer de l’ACTA auprès des organisations régionales et sous régionales à savoir l’insertion de la lutte anti-tabac dans les agendas de développement, notamment dans les documents de stratégie de lutte contre la pauvreté.
«C’est justement pour ces raisons que nous sommes ici aujourd’hui afin de rencontrer les autorités de l’Union Economique et Monétaire Ouest Africaine, car il impérieux que des mesures urgentes soient prises dans la sous-région» a poursuivi M. Ebeh. Il a en outre décrit les mesures prioritaires pour la lutte anti tabac qui ont fait l’objet de plaidoyer auprès des autorités de l’UEMOA à savoir les avertissements sanitaires en langues locales et les pictogrammes qui doivent couvrir au moins 50% voire 100% du paquet de cigarettes, la hausse du plancher de taxation du tabac dans l’Union, l’interdiction totale de la publicité du tabac ainsi que l’interdiction de fumer dans tous les lieux publics.
Par ailleurs, la délégation de l’ACTA accompagnée du Dr Sidi Mohamed, président d’honneur d’ACONTA a été reçue par le Point Focal de la lutte anti tabac à l’OMS au Burkina Faso, le Professeur Jean-Gabriel Ouango. Le Secrétaire Exécutif de l’ATCA a discuté avec le Professeur Jean-Gabriel sur les questions relatives aux objectifs de la visite de l’ACTA à l’UEMOA et aux problèmes relatifs à la lutte antitabac au Burkina Faso. Dans sa réponse, le Professeur Ouango a promis que dans le cadre de leur mandat qui est d’aider les Etats, l’OMS poursuivra son plaidoyer auprès du Ministère de la Santé ainsi que de l’Assemblée Nationale du Burkina pour la mise en œuvre de la loi anti tabac.
La délégation de l’ACTA a ensuite poursuivi sa tournée en rencontrant le Secrétaire général du Ministère de la Santé du Burkina Faso. L’objectif de cette rencontre était de féliciter le gouvernement Burkinabè pour l’adoption de la loi antitabac et souhaiter sa mise en œuvre par l’adoption des décrets d’application. Ensuite, la délégation a souhaité l’implication effective du Ministère de la Santé dans le processus de plaidoyer visant à promouvoir le contrôle du tabac dans la zone UEMOA.
ACTA A RENCONTRE LA SOCIETE CIVILE DE LUTTE ANTI-TABAC AU BURKINA FASO
L’Alliance pour le Contrôle du Tabac en Afrique (ACTA), organisation Pan-Africaine de référence pour le contrôle du tabac en Afrique, a rencontré le 05 Juillet 2011 à Ouagadougou au Burkina Faso, les représentants de vingt ONG œuvrant dans la lutte antitabac dans le pays, et tous les membres du réseau continental.
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ACTA A RENCONTRE LA SOCIETE CIVILE DE LUTTE ANTI-TABAC AU BURKINA FASO
L’Alliance pour le Contrôle du Tabac en Afrique (ACTA), organisation Pan-Africaine de référence pour le contrôle du tabac en Afrique, a rencontré le 05 Juillet 2011 à Ouagadougou au Burkina Faso, les représentants de vingt ONG œuvrant dans la lutte antitabac dans le pays, et tous les membres du réseau continental.
Cette rencontre s’inscrit dans le cadre du développement et de la consolidation des alliances entre ONG de lutte anti-tabac en Afrique. La délégation de l’ACTA a été conduite par son Secrétaire Exécutif, Dr Ebeh Kodjo Fabrice et comprenait entre autres, MM Tcha-Kondor Nouréiny, Chargé de la Campagne de taxation et Sagna Mamadou Bamba, Chargé de la Campagne de Développement ainsi que les facilitateurs locaux qui sont Dr Sidi Mohamed, Président d’honneur d’ACONTA et Mme Ki-Ouédraogo Salimata, Coordinatrice de l’Union des Associations de Lutte contre le Tabac au Burkina Faso (UACT). La rencontre qui s’est tenue en marge de la mission de l’Alliance pour le Contrôle du Tabac en Afrique auprès de la Commission de l’UEMOA, s’est déroulée dans l’enceinte du Pacific Hôtel sis à l’Avenue de l’UEMOA à Ouagadougou.
Le but de la rencontre était de redynamiser la société civile burkinabé, renforcer la collaboration entre les acteurs de la lutte antitabac au Burkina Faso et identifier avec ces derniers les actions prioritaires de lutte anti-tabac dans le pays. Les discussions ont tourné autour des points suivants:
La mission de l’ACTA à l’UEMOA ;
Le partenariat et le renforcement de la coopération entre ONG;
Les actions prioritaires des ONG pour le contrôle du tabac au Burkina Faso;
L’appui de l’ACTA pour la mise en œuvre de ces actions.
Sur le premier point, à savoir la mission de l’ATCA auprès de l’UEMOA, le Secrétaire Exécutif de l’ACTA à dans son intervention souligné que la visite de la délégation au siège de l’UEMOA visait à «échanger avec les experts de l’Union sur les questions importantes du cadre législatif et règlementaire du contrôle du tabac dans la zone UEMOA, les problèmes de la mise en œuvre de la Convention-Cadre de l’OMS pour la Lutte Antitabac, les principes modernes de la taxation du tabac dans le monde et de sur la nécessité d’intégrer le contrôle du tabac dans les agendas de développement». Les participants ont salué cette initiative et soutenu les différents points de discussion proposés.
Sur le second point portant sur lepartenariat et le renforcement de la coopération entre ONG de lutte antitabac au Burkina Faso, le Secrétaire Exécutif de l’ACTA a félicité les ONG du Burkina Faso pour l’esprit de collaboration et de partenariat qui existe entre elles. Il les a exhorté à toujours promouvoir cette coopération et travailler ensemble pour la mise en œuvre de la CCLAT dans leur pays. «Il est nécessaire de regarder les objectifs communs fixés et travailler dans l’unité» a-t-il poursuivi. Les participants ont bien accueilli ce message et ont promis de renforcer la collaboration fructueuse qui existe déjà entre eux.
Sur le troisième point, à savoir lesactions prioritaires des ONG pour le contrôle du tabac au Burkina Faso, les membres de la Société Civile dans leur unanimité, ont jugé prioritaires les actions suivantes:
Lobbying et plaidoyer pour l’adoption des décrets de la loi N° 25/2011 portant lutte antitabac au Burkina Faso ;
Divulgation de la loi et des décrets d’application ;
Renforcement des capacités des acteurs de la mise en œuvre de la loi ;
Suivi de la mise en œuvre de la loi antitabac ;
Actions de plaidoyer pour l’intégration de la lutte antitabac dans les agendas de développement ;
Actions de plaidoyer pour une politique adéquate de taxation du tabac
Enfin sur le quatrième et dernier point, à savoir l’appui de l’ACTA pour la mise en œuvre de ces actions prioritaires au Burkina Faso, le Secrétaire Exécutif de l’ACTA, après avoir informé les membres des différentes opportunités de financement des activités de lutte antitabac en Afrique, a invité les acteurs locaux à explorer ces opportunités. L’ACTA a promis de s’investir également pour mobiliser les partenaires financiers pour appuyer les actions des ONG dans le pays afin de poursuivre les actions de lobbying à l’UEMOA.
Les 20 représentants d’ONG présents, ont réitéré leur engagement à travailler pour faire avancer la lutte antitabac dans le pays et aussi à collaborer avec l’ACTA, l’organisation Pan-Africaine de référence pour le contrôle du tabac en Afrique. Dr Sidi Mohamed et Mme KI Salimata respectivement Président d’honneur d’ «Afrique Contre le Tabac» (ACONTA) et Coordinatrice de l’Union des Associations de Lutte contre le Tabac au Burkina Faso (UACT) ont tour à tour remercié le Secrétaire Exécutif de l’ACTA pour l’organisation de cette importante rencontre qui a connu un très grand succès.
LE CONTROLE DU TABAC BIENTOT INTEGRE DANS LES AGENDAS DE DEVELOPPEMENT DE L’UEMOA
Une délégation de haut niveau de l’organisation Pan-Africaine et leader pour le contrôle du tabac en Afrique l’Alliance pour le Control du Tabac en Afrique (ACTA) a rencontré le mercredi 6 Juillet 2011 les responsables de l’Union Economique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA), qui est une zone d’intégration économique de huit (08) pays de l’Afrique de l’Ouest francophone et dont le siège est à Ouagadougou(Burkina Faso). La rencontre s’est déroulée dans la prestigieuse salle de réunion du Conseil des Ministres de l’Union à Ouagadougou. Cette visite de l’ACTA au siège de la Commission de l’UEMOA rentre dans le cadre de la mise en œuvre du Projet de Campagne de Développement qui vise à promouvoir l’intégration du contrôle du tabac au sein des Organisations régionales en Afrique, projet entièrement financé par la Société Norvégienne de Cancer (NCS).
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LE CONTROLE DU TABAC BIENTOT INTEGRE DANS LES AGENDAS DE DEVELOPPEMENT DE L’UEMOA
Une délégation de haut niveau de l’organisation Pan-Africaine et leader pour le contrôle du tabac en Afrique l’Alliance pour le Control du Tabac en Afrique (ACTA) a rencontré le mercredi 6 Juillet 2011 les responsables de l’Union Economique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA), qui est une zone d’intégration économique de huit (08) pays de l’Afrique de l’Ouest francophone et dont le siège est à Ouagadougou(Burkina Faso). La rencontre s’est déroulée dans la prestigieuse salle de réunion du Conseil des Ministres de l’Union à Ouagadougou. Cette visite de l’ACTA au siège de la Commission de l’UEMOA rentre dans le cadre de la mise en œuvre du Projet de Campagne de Développement qui vise à promouvoir l’intégration du contrôle du tabac au sein des Organisations régionales en Afrique, projet entièrement financé par la Société Norvégienne de Cancer (NCS).
La mission avait pour objectif principal d’échanger avec les autorités de l’UEMOA sur les questions importantes du cadre législatif et règlementaire du contrôle du tabac dans la zone UEMOA, les problèmes de la mise en œuvre de la Convention-Cadre de l’OMS pour la Lutte Antitabac, les principes modernes de la taxation du tabac dans le monde et sur la nécessité de l’intégration du contrôle du tabac dans les agendas de développement.
Il s’agissait spécifiquement d’amener les autorités de l’Union Economique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA) à:
Inscrire la lutte antitabac dans leurs agendas et programmes de développement notamment dans la Stratégie Régionale de Réduction de la Pauvreté en Afrique de l’Ouest;
Prendre une directive régionale pour rendre obligatoire les avertissements sanitaires à au moins 50% des deux faces principales des paquets, en s’inspirant de la directive 2001/37/ce du parlement européen et du conseil du 5 juin 2001 relative au rapprochement des dispositions législatives, réglementaires et administratives des États membres en matière de fabrication, de présentation et de vente des produits du tabac;
Réviser la directive 03/99/CM/UEMOA du 22 mars 2009 pour ne retenir qu’un seuil minimum de 45% et laisser aux Etats, l’opportunité de fixer des taux de taxation du tabac élevés pour satisfaire aux objectifs de la Convention.
La délégation de l’ACTA était conduite par le Secrétaire Exécutif, Ebeh Kodjo Fabrice, Ph.D et était composée du Dr Sidi Mohamed, Président d’honneur de l’association «Afrique contre le Tabac» (ACONTA) et ancien membre du Conseil d’Administration de l’ACTA, de l’Honorable Adadé Koffi Santy Sany, Député à l’Assemblée nationale du Togo, député de la Communauté Economique des Etats d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et ancien Ministre de l’Environnement du Togo, de Mme KI/Ouédraogo Salimata, Coordinatrice de l’Union des Associations de Lutte contre le Tabac au Burkina Faso (UACT), de M. Tcha-Kondor Nouréiny, Chargé de la Campagne de Taxation à l’ACTA et de M. Sagna Mamadou Bamba, Chargé de la Campagne de Développement à l’ACTA.
La délégation de l’UEMOA comprenait M. Christophe DABIRE, Commissaire Chargé du Département du Marché Régional, du Commerce, de la Concurrence et de la Coopération, M. Abdoul Azizou BARMOU-BATOURE, Conseiller Technique du Commissaire, Dr Corneille TRAORE, Directeur du Département du Développement Social et Culturel, et M. Habass Habasso TRAORE, chargé des questions fiscales.
Trois présentations ont été faites par les membres de la délégation de l’ACTA lors de cette rencontre et ont porté sur les points suivants:
Tabac et Pauvreté en Afrique de l’ouest;
La Convention-Cadre de l’OMS pour la Lutte Anti-tabac (CCLAT) et ses directives;
Les domaines d’action prioritaires.
Sur le premier point, à savoir Tabac et Pauvreté en Afrique de l’ouest, Dr Sidi Mohamed a rappelé que la pandémie du tabagisme croit de manière vertigineuse en Afrique sub-saharienne, à un taux de 4,3% chaque année. Dans l’espace UEMOA, la prévalence galopante du tabagisme constitue un problème majeur pour les pays. Selon lui, «les différents rapports des enquêtes du Global Youth Tobacco Survey (GYTS) ont révélé que le tabagisme est en augmentation rapide chez les jeunes et surtout parmi les filles». Il y a donc nécessité de mener des actions urgentes pour freiner cette propagation du tabagisme.
Dans la deuxième communication, Dr Ebeh Fabrice a rappelé que la Convention Cadre de l’OMS pour la Lutte Antitabac (CCLAT) a été adoptée sous l’égide de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) et a pour objet, selon l’article 3, de « protéger les générations présentes et futures des effets sanitaires, sociaux, environnementaux et économiques dévastateurs de la consommation de tabac et de l’exposition à la fumée du tabac en offrant un cadre pour la mise en œuvre des mesures de lutte anti tabac pour les parties aux niveaux national, régional et international, en vue de réduire régulièrement et notablement la prévalence du tabagisme et l’exposition à la fumée». Il a souligné que cette convention a été ratifiée par 173 Etats dont tous les pays de l’UEMOA. Selon lui, la CCLAT définit des étapes spécifiques que les gouvernements doivent suivre pour lutter contre le tabagisme. Parlant des avertissements sanitaires avec images graphiques, M. Ebeh a affirmé que «de bons exemples de mise en œuvre de la CCLAT existent dans le monde et en Afrique. Les pays de l’UEMOA peuvent donc s’en inspirer pour ne pas rester en marge de ce processus mondial». Il a donné des exemples de pays tels que l'Uruguay qui impose des images graphiques couvrant 80 % des deux faces principales des paquets de cigarette, du Canada (75%), de l’Australie (100% des deux faces), de l’Ile Maurice (65%), de Madagascar, et de bien d’autres pays.
La troisième communication a été présentée par l’Honorable Adadé Koffi Santy Sany, Député à l’Assemblée nationale du Togo et à la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et également ancien Ministre de l’Environnement du Togo. Il a mis l’accent sur les actions prioritaires à mener au sein de l’UEMOA. Il s’agit de:
Adopter une Réglementation communautaire pour mettre en œuvre les Avertissements Sanitaires;
Augmenter le minimum de taxation du tabac dans la zone UEMOA;
Intégrer le contrôle du tabac dans les agendas de développement de la CEDEAO et de l’UEMOA;
Interdire totalement la publicité du tabac dans l’espace UEMOA.
Les autorités de l’UEMOA ont accueilli très favorablement les messages véhiculés par les membres de la délégation de l’ACTA et se sont dits très favorable à œuvrer à la mise en œuvre de la CCLAT dans l’espace communautaire. Ils ont souhaité que le contact soit maintenu entre les deux parties et notamment que l’ACTA accompagne l’UEMOA avec l’appui technique pour la réalisation des actions prioritaires proposées. Les représentants de l’UEMOA ont également fourni des explications très claires sur les modes de saisines de l’UEMOA pour faire avancer la mise en œuvre de ces actions prioritaires et ont manifesté leur volonté de collaborer avec l’ACTA pour y parvenir. Ils ont ensuite souhaité qu’un état des lieux du cadre juridique soit réalisé pour montrer ce qui a été déjà fait et ce qui reste à faire et qui justifie les actions prioritaires proposées. Ils ont porté à l’attention de la délégation de l’ACTA que le Togo a un rôle primordial à jouer pour faire avancer ce dossier au niveau communautaire étant donné que le président du Comité Inter parlementaire de l’UEMOA est dirigé par un togolais et que le Président de l’UEMOA est actuellement le Chef de l’Etat du Togo.
L’UEMOA a été créée le 10 janvier 1994 par la Conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement des sept pays de l’Afrique de l’Ouest ayant en commun l’usage d’une monnaie commune, le Franc CFA. Il s’agit du Bénin, du Burkina Faso, de la Côte d’Ivoire, du Mali, du Niger, du Sénégal et du Togo. Le 02 mai 1997, la Guinée-Bissau est devenue le 8eme État membre de l’Union.
L’ACTA A FORME DES JOURNALISTES ET MEMBRES D’ONG EN SIERRA LEONE
Un atelier de renforcement des capacités des journalistes et membres d’ONG en matière de contrôle du tabac s’est tenu à Freetown en Sierra Leone les 27 et 28 juin 2011. Il s’agissait de donner aux participants les outils nécessaires à un bon usage des médias dans le plaidoyer pour le contrôle du tabac en Sierra Leone. Organisé par l’Alliance pour le contrôle du Tabac en Afrique (ACTA) et l’Initiative Régionale pour le Contrôle du Tabac en Afrique (ATCRI) avec le soutien financier de Campaign for Tobacco Free Kids (CTFK), cet atelier rentre dans le cadre de la mise en œuvre du projet «Renforcement des capacités des Médias pour le Contrôle du Tabac dans 7 pays africains». Ce projet est mis en œuvre par l’ACTA depuis plus d’un an et a déjà permis la formation de plus 210 journalistes et membres d’ONG dans 7 pays africains.
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L’ACTA A FORME DES JOURNALISTES ET MEMBRES D’ONG EN SIERRA LEONE
Un atelier de renforcement des capacités des journalistes et membres d’ONG en matière de contrôle du tabac s’est tenu à Freetown en Sierra Leone les 27 et 28 juin 2011. Il s’agissait de donner aux participants les outils nécessaires à un bon usage des médias dans le plaidoyer pour le contrôle du tabac en Sierra Leone. Organisé par l’Alliance pour le contrôle du Tabac en Afrique (ACTA) et l’Initiative Régionale pour le Contrôle du Tabac en Afrique (ATCRI) avec le soutien financier de Campaign for Tobacco Free Kids (CTFK), cet atelier rentre dans le cadre de la mise en œuvre du projet «Renforcement des capacités des Médias pour le Contrôle du Tabac dans 7 pays africains». Ce projet est mis en œuvre par l’ACTA depuis plus d’un an et a déjà permis la formation de plus 210 journalistes et membres d’ONG dans 7 pays africains.
L’atelier en Sierra Leone s’est tenu au British Council à Freetown et a rassemblé 26 journalistes et 7 membres d’ONG. La cérémonie d’ouverture a été marquée par plusieurs interventions. La présidente du Conseil d’Administration de «Action For Development – Sierra Leone» Mme Elizabeth Sam a remercié l’ACTA et les autres partenaires l’initiative de cet atelier. Selon elle, «il faut accentuer les actions afin d’obtenir une loi spécialement dédiée au contrôle du tabac; nous en avons vraiment besoin après la ratification de la CCLAT par notre pays en 2010». Dans le même sens, le Président du Conseil d’Administration de l’Alliance pour le Contrôle du Tabac M. Issah Ali a justifié la tenue de cette rencontre par les ravages causés par la consommation du du tabac. «12% de notre jeunesse fume et nous ne pouvons pas continuer par regarder les générations futures aller à la perdition». En ce sens, M. Issah a estimé que «les médias et les ONG constituent des acteurs clés dans la lutte contre le tabagisme». Pour le point focal de la lutte anti-tabac au Ministère de la Santé, M. Sahr Hemore, «La volonté politique existe chez nous. Notre gouvernement fait des efforts. Nous devons donc l’accompagner pour une meilleure efficacité des actions». Il a rassuré les participants de tout le soutien du Ministère de la Santé dans leurs initiatives.
Cet atelier visait trois objectifs essentiels qui sont :
Renforcer les connaissances des journalistes et des ONG sur la CCLAT et le contrôle du tabac;
Favoriser une synergie d’actions entre les partenaires impliqués dans la lutte antitabac;
Identifier et créer un pool de journalistes spécialement dédié à la lutte contre le tabac.
L’atelier a duré deux jours et a été caractérisé par des présentations, des travaux de groupe, des jeux de rôles et des restitutions en plénière. Il a été facilité par MM. Issah Ali, Président du Conseil d’Administration de l’ACTA, Atakouna Blaise, Chargé de Communications de l’ACTA, Tih Armstrong Ntiabang, Chargé de Communications de l’IRCTA et Mme M’balu Sesay, Chargé de Programmes de «Action For Development Sierra Leone».
Au premier jour, les présentations ont porté sur les impacts du tabac sur la santé, l’économie et l’environnement, la CCLAT et les obligations des parties, les principales composantes d’une loi antitabac, les stratégies de l’industrie, les liens entre le tabac, les OMD et les maladies non transmissibles (MNT) et comment faire du contrôle du tabac un sujet de reportage.
Le deuxième jour a été consacré à comment se servir efficacement des médias dans le plaidoyer en matière de contrôle du tabac ainsi que sur les techniques de reportage sur les sujets de portant sur le tabac. Lors des travaux de groupe et des discussions en plénière, les participants ont soulevés plusieurs inquiétudes auxquelles les facilitateurs ont apporté des réponses. Il s’agit notamment de comment communiquer efficacement sur les dispositions de la CCLAT, comment avoir des informations vraies et juste sur le tabac et comment impliquer les directeurs de publications et de journaux dans la lutte afin de favoriser la publication d’articles par les journalistes. Les participants ont aussi échangé sur la création d’un réseau de journalistes en lutte contre le tabac en Sierra Leone. Suite à ces discussions, ils ont décidé de créer un réseau de journalistes pour la lutte antitabac en Sierra Leone dénommé «Media Alliance for Tobacco Control Sierra Leone». Ils ont mis en place un comité provisoire de 8 membres chargé de mener toutes les démarches préliminaires devant aboutir à l’institutionnalisation du réseau. Ce comité est dirigé par M. Daniel Moseray, journaliste à la chaîne de télévision publique Sierra Léonaise SLBC. Des attestations de participation ont été distribuées aux journalistes à la fin des travaux. Les participants ont par ailleurs sollicité les facilitateurs pour l’animation de plusieurs émissions télévisés et radiophoniques sur divers thèmes ayant trait au contrôle du tabac.
CELEBRATION DE LA JOURNEE MONDIALE SANS TABAC 2011 AU TOGO: Une conférence- débat a marqué l'évènement
La journée mondiale sans tabac 2011 a été marquée ce mardi 31 mai 2011 au Togo par une conférence-débats sur le thème de la journée qui est «la Convention Cadre de l’OMS pour la Lutte Antitabac». Organisé par L’Alliance pour le Contrôle du Tabac en Afrique (ACTA), l’Alliance Nationale des Consommateurs et de l’Environnement (ANCE-Togo) et le Réseau des Journalistes pour la lutte Antitabac au Togo (REJAT), cette conférence débat qui s'est déroulée à l'Hôtel IBIS de Lomé, visait à sensibiliser les populations et les décideurs sur la nécessité de mettre en œuvre la Convention-Cadre de l’OMS pour la lutte anti tabac (CCLAT).
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CELEBRATION DE LA JOURNEE MONDIALE SANS TABAC 2011 AU TOGO: Une conférence- débat a marqué l'évènement
La journée mondiale sans tabac 2011 a été marquée ce mardi 31 mai 2011 au Togo par une conférence-débats sur le thème de la journée qui est «la Convention Cadre de l’OMS pour la Lutte Antitabac». Organisé par L’Alliance pour le Contrôle du Tabac en Afrique (ACTA), l’Alliance Nationale des Consommateurs et de l’Environnement (ANCE-Togo) et le Réseau des Journalistes pour la lutte Antitabac au Togo (REJAT), cette conférence débat qui s'est déroulée à l'Hôtel IBIS de Lomé, visait à sensibiliser les populations et les décideurs sur la nécessité de mettre en œuvre la Convention-Cadre de l’OMS pour la lutte anti tabac (CCLAT).
Plusieurs interventions ont marqué la cérémonie d’ouverture de cette conférence-débats. Dans son mot de bienvenue, le Secrétaire Exécutif de l’ACTA, M. Ebeh Kodjo Fabrice a souligné l’importance que représente aujourd’hui la CCLAT dans la promotion de la santé des populations à travers la lutte contre les effets néfastes de la consommation du tabac. «Le tabac tue; la CCLAT existe et quiconque l’applique sauve des vies humaines» a-t-il poursuivit. Il a remercié le gouvernement à travers le ministère de la santé pour son engagement et sa détermination dans la mise en œuvre de la CCLAT.
Selon le Représentant de l’OMS au Togo, Dr Mpele Pierre, «le tabac est la principale cause évitable de maladie, d’invalidité et de décès dans le monde». «C’est pourquoi je me félicite de la volonté des plus hautes autorités togolaises dans la mise en œuvre de la CCLAT» a-t-il conclu.
En ouvrant les travaux de cette rencontre au nom du Ministre de la Santé, le Directeur Général de la Santé, le Dr. Dogbe Sika a rappelé l’importance de la journée du 31 mai. Il a remercié l’OMS, l’ACTA et l’ANCE-Togo pour leur appui au gouvernement dans la lutte contre le tabac au Togo. «L’épidémie du tabagisme exige des mesures et nous nous engageons avec la société civile et les partenaires techniques et financiers pour des actions concrètes dans la lutte contre ce fléau» a-t-il conclu avant de déclarer ouvertes les manifestations marquant la célébration de la journée mondiale sans tabac au Togo.
Après la cérémonie d’ouverture, l’assistance composée de représentants des différents ministères, des organisations internationales, des ONG et des médias a eu droit à deux communications suivies de débats. La première intitulée «Les impacts du tabagisme» a été présentée par le Dr Djagadou Kodjo, Médecin interniste à la Clinique «La Référence». Dans son intervention, le conférencier s’est appesanti sur les stratégies de l’industrie du tabac «pour faire écouler un produit nocif et toxique», avant de relever qu’«au Togo, les conséquences sanitaires, sociales économiques et environnementales dues à l’usage du tabac sont énormes». Selon lui, «la coopération entre les différents acteurs s’impose afin de vaincre ce fléau».
La deuxième communication a porté sur «la Convention Cadre de l’OMS pour la Lutte Antitabac» et a été présentée par le Secrétaires Exécutif de l’ACTA, M. Ebeh Kodjo Fabrice. Selon M. Ebeh, «la CCLAT est le premier effort mondial coordonné pour réduire le tabagisme». Selon lui, cette convention compte aujourd’hui 172 parties et seulement quatre pays africains ne l’ont pas encore ratifié. Après avoir rappelé l’objectif de la convention, M. Ebeh a relevé qu’ «elle comporte un ensemble de mesures pour réduire l’offre et la demande du tabac à travers le monde.» Le Togo a ratifié la CCLAT le 15 novembre 2005 et a adopté la loi portant production, commercialisation et consommation du tabac et de ses produits dérivés le 29 décembre 2010. Selon M. Ebeh, «la volonté politique des autorités togolaises devrait se poursuivre par une application stricte de cette loi», car a-t-il poursuivit, «contre le danger du tabagisme, nous savons ce qui fonctionne et nous avons les outils». Ces deux communications ont été suivies de débats qui ont permis aux participants de faire le tour des questions relatives au thème de l’année et aux contributions que les uns et les autres peuvent apporter à la mise en œuvre de la CCLAT et de la loi antitabac au Togo.
Ateliers de formation des journalistes et membres d’ONG au Gabon, les 15 et 16 Mars 2011
Dans le cadre de la mise en oeuvre du projet de renforcement des capacités des journalistes et ONG sur le contrôle du tabac en Afrique, l'Alliance pour le Controle du Tabac en Afrique (ACTA) avec l'appui financier de Campaign for Tobacco Free Kids (CTFK) continue d'organiser des ateliers de formations dans les pays africains. Au Gabon, l’atelier de formation des journalistes et membres d’ONG s’est tenu les 15 et 16 Mars 2011 au siège du Réseau Gabonais des Journalistes pour la Population. 18 journalistes et 08 membres d’ONG ont pris part à cette rencontre de deux jours. La cérémonie d’ouverture a été présidée par le point focal de la lutte antitabac au ministère gabonais de la santé le Dr. Alphonse Louma Eyougah. Il a rappelé aux participants que le Gabon a ratifié la CCLAT en 2009 et actuellement un projet de loi antitabac est en cours d’élaboration. Selon lui, le besoin d’un plaidoyer plus accru en vue de faire adopter le projet de loi est donc pressant.
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Ateliers de formation des journalistes et membres d’ONG au Gabon, les 15 et 16 Mars 2011
Dans le cadre de la mise en oeuvre du projet de renforcement des capacités des journalistes et ONG sur le contrôle du tabac en Afrique, l'Alliance pour le Controle du Tabac en Afrique (ACTA) avec l'appui financier de Campaign for Tobacco Free Kids (CTFK) continue d'organiser des ateliers de formations dans les pays africains. Au Gabon l’atelier de formation des journalistes et membres d’ONG s’est tenu les 15 et 16 Mars 2011 au siège du Réseau Gabonais des Journalistes pour la Population. 18 journalistes et 08 membres d’ONG ont pris part à cette rencontre de deux jours. La cérémonie d’ouverture a été présidée par le point focal de la lutte antitabac au ministère gabonais de la santé le Dr. Alphonse Louma Eyougah. Il a rappelé aux participants que le Gabon a ratifié la CCLAT en 2009 et actuellement un projet de loi antitabac est en cours d’élaboration. Selon lui, le besoin d’un plaidoyer plus accru en vue de faire adopter le projet de loi est donc pressant. Les journalistes et les ONG ont donc un rôle crucial à jouer au cours de cette période. C’est pourquoi il a remercié le Consortium Africain de Lutte contre le tabac pour avoir initié cette rencontre et invité les participants à prêter une oreille attentive aux présentations afin de renforcer leurs capacités et améliorer les actions de contrôle du tabac au Gabon. Après ce mot introductif, les objectifs de l’atelier ont été présentés aux participants. Il s’agit de :
Renforcer les connaissances des journalistes sur la CCLAT ainsi que sur la politique et la législation du contrôle du tabac au Gabon,
Renforcer les capacités des médias et des ONG sur le contrôle du tabac
Favoriser une synergie d’actions entre les acteurs de la lutte antitabac au Gabon
Identifier et créer un pool de journalistes spécialisés dans la lutte antitabac
Renforcer les relations entre les activistes du contrôle du tabac et les médias au Gabon
L’atelier a duré deux jours et a été caractérisé par des présentations portant sur divers thèmes, des travaux de groupe et des restitutions en plénière. Au premier jour, les présentations ont porté sur les impacts du tabac sur la santé, l’économie et l’environnement, l’état de la politique et de la législation antitabac au Gabon, la CCLAT et les obligations des parties, les liens entre tabac, OMD et maladies non transmissibles, les stratégies de l’industrie du tabac et comment faire du contrôle du tabac un sujet de reportage. Les présentations du deuxième jour ont porté sur le plaidoyer à travers les médias, les techniques de reportage, l’usage des statistique dans la rédaction d’articles sur le tabac, la nécessité de collaboration entre les journalistes et les ONG dans les activités de contrôle du tabac ainsi que les subventions de ATCC aux réseaux de journalistes et aux ONG dans le cadre de ses activités de contrôle du tabac sur le continent.
A la fin des travaux, les participants ont pris les résolutions suivantes:
La réalisation par les journalistes de plus de reportages et d’articles sur le contrôle du tabac au Gabon
Un partenariat plus accru entre journalistes et membres d’ONG pour de meilleures actions de contrôle du tabac au Gabon
La mise en œuvre de stratégies de plaidoyer efficace afin de faire adopter la loi antitabac au Gabon
La nécessité d’assister le gouvernement Gabonais dans toutes les actions de contrôle du tabac
En clôturant les travaux de cet atelier au nom du Ministre de la santé, le Dr. Alphonse Louma Eyougah, point focal de la lutte antitabac au ministère gabonais de la santé a demandé aux journalistes d’intensifier leurs actions sur le contrôle du tabac et de mieux jouer leur rôle d’éveilleurs de consciences des décideurs et des populations. Le président du Mouvement Populaire pour la Santé au Gabon, M. Tanguy Nzue Obame y compris le contrôle du tabac. Il a invité les journalistes à faire preuve de plus de professionnalisme surtout en cette période où le plus grand défis à relever par le Gabon reste l’adoption du projet de loi antitabac.