Lutte Anti-Tabac Au Bénin: L’Ong Iect Prend Langue Avec Les Journalistes

L’Initiative pour l’éducation et le contrôle du tabagisme (ONG Iect) a convié, ce mercredi, 18 août 2021, les professionnels des médias à une conférence-débat sur la lutte anti-tabac au Bénin. Cette séance d’échange, suivi d’un déjeuner de presse qui s’est déroulée à Abomey-Calavi, a permis aux journalistes de s’imprégner de la situation du tabagisme au Bénin.

Les professionnels des médias s’arment pour contribuer à la lutte anti-tabac au Bénin. Initiée par l’Ong Iect, la présente séance d’échange avec les journalistes revêt un intérêt capital, selon Faton Augustin, Directeur exécutif de l’Ong. A l’en croire, la situation du tabagisme déjà fortement préoccupante semble davantage inquiétante chez les jeunes. S’il se réjouit de la décision d’interdiction de la chicha dans les lieux à usage collectif, il déplore le fait que l’application de la loi 2017-27 sur le tabagisme ne soit toujours pas effective. Et ce, malgré les multiples démarches et actions menées par les organisations de la société civile et partenaires techniques et financiers. Notons que l’initiative de la conférence-débat bénéficie du soutien de la Fondation pour le renforcement des capacités en Afrique (Acbf).

A travers une série de communications, les professionnels des médias ont pris connaissance des réalités liées à la lutte anti-tabac au Bénin. Dans sa communication sur les risques du tabagisme, Dr Eugène Gbedji, médecin de santé communautaire, a estimé que le tabac est la principale cause de mortalité et de morbidité évitables bien que le tabagisme soit à l’origine des millions de morts par an. Au Bénin, la prévalence chez les adultes est de 16% et 9,2% chez les adolescents avec une prévalence de 25,2% chez les garçons et 6,7% chez les filles. Selon Dr Eugène Gbedji, la prévalence diminue également en fonction du niveau d’instruction. Si la prévalence est de 18,9% chez des personnes n’ayant aucun niveau d’instruction, au niveau universitaire, elle est de 4,0%. La prévalence semble plus forte en milieu rural. Le tabac représente un véritable danger de santé en raison des substances cancérigènes, nocives à l’organisme.

Selon Dr Eugène Gbedji, avec la chicha, les substances sont hautement dosées. “Une recherche observationnelle a montré que le risque de crise cardiaque est plus élevé”, a-t-il précisé. Et selon un rapport de l’Organisation mondiale de la santé, les fumeurs perdent en moyenne, 15 ans de vie et ils sont exposés à de graves maladies notamment l’AVC, des cancers, la tuberculose, des hépatites et autres. Les méfaits sociaux et économiques du tabagisme ont été également exposés aux professionnels des médias. Notons aussi que les journalistes ont été entretenus sur l’historique de la lutte anti-tabac au Bénin par Faton Augustin tandis que Dr Judith Segnon en a fait l’état des lieux. Quant à Sintondji Yaya Blandine, elle a présenté les implications de la nouvelle loi anti-tabac. Faut-il le souligner, des représentants des préfets du Zou et de l’Ouémé étaient également présents pour évoquer l’arrêté interdisant l’usage de la chicha dans les lieux publics. Les professionnels des médias repartent plus aguerris pour contribuer à la lutte anti-tabac au Bénin.

Source: Matin Libre

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